Au Niger, l’autonomisation de la femme Nigérienne passe d’abord par la formation de celle-ci en activité génératrice de revenue. C’est la conviction ultime de Rahanatou Adamou, promotrice du « cabinet Amazonas » un cabinet qui œuvre dans le domaine de la formation professionnelle et technique. Ce samedi 31 Juillet 2021, c’est environ cent femmes qui étaient venues participer à la première formation organisée à l’académie des arts martiaux de Niamey.

Photo de famille lors de la formation
Photo de famille lors de la formation

A la question de savoir pourquoi le choix des femmes ? la promotrice répond :

« A mon humble avis, les femmes sont les plus en situation de sans emploi, j’ai décidé de former 100 femmes dans chaque région et cela dans les activités génératrices de revenues tels que l’agro-alimentaire, la pâtisserie, la décoration, et le cosmétique » . Sans une envie d’apprendre cette détermination de la promotrice ne sera que de l’illusion.

Quand nous lui avons demandé si les femmes ont montré l’envie d’apprendre ? Elle a répondu :

« Bien évidemment que les femmes ont l’envie et le désir d’apprendre, c’est d’ailleurs ce qui justifie le fait qu’elles acceptent de payer le prix de participation qui est de 5000 Frs Cfa. » et de poursuivre en disant : « La suite de cette formation serait alors de faire un réseautage afin de permettre à ses femmes d’avoir chacune une entreprise ».

L’accès au marché, pouvoir écouler les produits fabriqués sont un véritable défi pour les producteurs. Avez-vous pensé à cela ?

Toute confiante, elle répondait en ces termes : « Je dirais plutôt de mettre un pied dans la concurrence en produisant un bon produit à un prix abordable. »

Pour Mamane Abdou Asmaou, la décision de participer à cette formation c’est pour se perfectionner dans le domaine culinaire, la confection des poufs, et de poursuivre en disant : « Cette formation me permettra d’améliorer ma vie sociale et ma vie au foyer. Nous sommes en Afrique et la femme est reconnue pour ses qualités culinaires et pour sa capacité de gérer un foyer, donc c’est normal pour toute femme de pouvoir participer à ces genres de rencontre ; à ces genres de formations pour avoir plus d’expérience et aussi renforcer ses capacités ».  Quant à Arji Rachida étudiante à l’Université Abdou Moumouni de Niamey et une des participantes à la formation : « Ces types de formations sont très importants pour la femme. J’ai fait le choix de participer à cette formation, pour combler un manque de connaissances. Aussitôt que j’ai vu l’annonce, je me suis dit c’est là où je devais être ». Elle poursuit en disant : « Ce qui m’intéresse le plus c’est la formation sur le cosmétique. Et quand on dit   cosmétique… la femme est vite branchée ».

Selon les organisateurs de cette formation, d’autres dates sont programmées, il s’agit notamment du 15 août pour une seconde formation en pâtisserie, agroalimentaire…dans les autres régions et enfin le 28 août pour la formation des chaussures et sac à Niamey.