Accra International Conference Center
Accra International Conference Center

 

Les acteurs de la lutte contre les effets néfastes du changement climatique sont réunis à Accra du 18 au 22 mars 2019, lors de la semaine Africaine sur le Climat.

Cet évènement d’une importance capitale a pour objectif de réunir les différents acteurs du climat afin d’asseoir les bases d’une collaboration parfaite. Dans une interview accordée à la presse, le Docteur Arona Soumare  Chargé principal du changement climatique et de la croissance verte à la Banque Africaine de Développement nous explique que « la Semaine Africaine du Climat est une occasion de rassembler tous les acteurs et de se concentrer sur les moyens de renforcer d’avantage l’engagement entre les parties prenantes dans les secteurs clés pour l’Afrique, notamment l’énergie, l’agriculture, le transport, les établissements humains etc… dans le cadre de la mise en oeuvre des contributions déterminées par les pays au titre de l’Accord de paris sur le changement climatique  . » Plus d’une centaine d’acteurs de différents grades et aussi de différentes structures ont participé au travaux de réflexions et de partage d’expérience sur les solutions adaptées au climat. Cette semaine sur le climat est un moment exceptionnel au cours duquel plusieurs experts se rencontrent et aussi un ensemble d’acteur sont réunis au même endroit et abordant presque toutes les pistes de solutions afin de lutter contre les effets néfastes des changements climatiques.

Au vue des nombreux sommets sur le climat déjà organisé en Afrique et partout dans le monde, il urge de se demander, n’est ce pas une rencontre de plus?

La particularité de cette Semaine  Africaine sur le Climat, est d’abord son slogan: « Changement climatique: une course que nous pouvons gagner » et aussi la particularité des acteurs présents. A la question de savoir ce que cette semaine peut apporter aux populations locales qui sont la plupart du temps exposés aux effets du changement climatique, le  Dr Arona Soumare le Chargé principal de changement climatique et de la croissance verte à la Banque Africaine de Développement

nous a dit: « La lutte contre le changement climatique est une lutte pour assurer avant tout  un développement durable en Afrique ».

D’apres le Dr Arona Soumare , la Banque africaine de développement (BAD) s’est engagée à consacrer environ 25 milliards de dollars aux efforts visant à lutter contre les changements climatiques sur le continent africain de 2020 à 2025. Cet engagement vise  à aider les pays africains à mener des projets intelligents face au climat qui stimuleront leur économie et les aideront à atteindre leurs objectifs dans le cadre de leurs contributions déterminées au niveau national en vue de la prise en compte du changement climatique dans leurs plans de développement économique et social. Entre 2016 et 2017, nous avons pu consacrer au moins 8,3 milliards de dollars au changement climatique.

Les pays africains sont confrontés au défi de mobiliser les ressources nécessaires pour assurer la poursuite d’une croissance conduisant à un développement résilient à faibles émissions de carbone. Il importe de pas considérer le changement climatique comme une catastrophe ou un obstacle, mais plutôt explorer les nouvelles opportunités d’investissement offertes par le changement climatique.

La mise en œuvre des engagements pris par les pays africains dans le cadre de leurs CDN nécessite environ 3 000 milliards de dollars d’ici 2030, c’est là un marché et des opportunités d’investissement que nous avons sur le continent africain. Nous pouvons choisir une trajectoire différente car nous disposons de ressources solaires, hydroélectriques et terrestres abondantes qui doivent être exploitées pour nous assurer que nous nous développons de manière durable.

La Banque a créé en 2017 la Plateforme Africaine pour les CDN Hub NDC afin de soutenir, de coordonner les besoins et de combler les lacunes dans la mise en œuvre des CDN dans les pays africains. Se concentrant sur l’adaptation, la participation du secteur privé, ainsi que sur le développement et la mise en œuvre des CDN a tous les niveaux.

Pour vous donner quelques exemples, nous avons le Programme intégré de développement et d’adaptation aux changements climatiques dans le bassin du Niger (PIDACC/BN) pour mutualiser les efforts des pays, dans le cadre de leur organisation régionale commune pour organiser leur adaptation aux changements climatiques. La BAD a aussi lancé une initiative solaire dans le désert pour faire de l’Afrique une centrale d’énergie renouvelable intitulée «Desert to Power Initiative». Ce projet solaire va s’étendre sur la région du Sahel et devrait connecter 250 millions de personnes à l’électricité en exploitant les abondantes ressources solaires de la région. Dans tous ces projets nous prenons en compte les besoins des jeunes et des femmes qui sont les plus vulnérables

Pour accélérer le développement du continent Africain , il faut alors des ambitions et surtout des stratégies; c’est justement une des raisons pour laquelle la Banque Africaine pour le développement à décider d’augmenter son financement pour le climat. « Dans les années à venir, la Banque va accorder 25 milliards de dollars à la cause climatique » a affirmé:le  Dr Arona Soumare.