Du 22 au 28 octobre 2018,le Niger accueille sa seconde édition de Africa Code Week ; « Lancé en 2015 par SAP dans le cadre de son engagement sociétal pour soutenir la croissance en Afrique, Africa Code Week a permis d’initier plus d’1.8 millions de jeunes » voici ce qu’on peut lire sur le compte twitter de l’évènement. On y trouve également a  quelque image des séances de formation de certains couche de la population notamment les enseignants et les jeunes élèves en formation dans la région de Diffa.

Rappelons que le taux de pénétration de l’internet est passé de 1,42% en 2012 à 23,22% en 2017 ; selon le   dernier rapport annuel de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et de la Poste (ARTP), il est donc de grâce de féliciter les agences étatiques comme l’ANSI (Agence Nationale pour la Société de l’Information) et les divers entités extra-étatiques que sont les hubs et les incubateurs pour leurs travaux remarquable.

Toutefois il urge de se demander à quoi sert les applications made In Niger ? Et qui sont les utilisateurs les applications made In Niger ?

Sondage réalisé via le compte twitter de la rédaction.
Sondage réalisé via le compte twitter de la rédaction.

Par manque de chiffre exacte à propos du  nombre d’applications créées par les jeunes Nigériens, notre rédaction ne peut vous donnez plus de précision. Mais le constat flagrant est que dans la vie active, l’usage de ces applications ne se fait pas remarquer, plus de 70% de la population ayant un smart phone se trouve dans les centres urbains, or la majorité de la population Nigérienne est rurale.

Les applications web et mobile peuvent servir à l’émergence d’une économie numérique mais ceci est loin d’être effectif pour deux raisons :

Premièrement, des applications ayant peu de visibilité ont plus de chance de décès. Les développeurs Nigériens ne communiquent pas, ils préfèrent des tweets à 5likes et des selfies lors des voyages, ils préfèrent le buzz que le biz. Et les applications deviennent des gadgets au lieu d’être des sources de revenus.

Et ensuite des applications n’ayant pas de conformité avec les besoins d’un public moins scolarisé. La plupart des applications nigériennes solutionne des problèmes précis. Mais l’accès reste difficile et complexe dans un environnement numérique compétitif. Un espace dans lequel l’utilisateur veut le plus de facilité et de simplicité.

La solution est d’adapter les innovations aux besoin réels,

La vendeuse de « farimassa » a besoin d’une solution  technologique pour booster son business, le cordonnier du quartier veut être connu partout au Niger pour ses prouesses. Les développeurs ont le devoir de mettre leurs talents au service des populations en proposant des solutions simples et fiables. On peut se faire pleine d’idée en s’inspirant des conditions quotidiennes de la cour commune.

En somme la communication sur les produits numériques est  impérative pour les développeurs. Et de ce fait, confier sa communication à une agence professionnelle avec un budget de débutant serait la solution. Aujourd’hui au Niger il y en a assez, il suffit de faire le pas et de demander conseil. Un bon développeur ne peut forcément faire un bon marketeur.