Au Niger et plusieurs pays de l’Afrique francophone se préparent les élections présidentielles et législatives en cette fin d’année 2020.

Photo de famille à la fin de la conférence
Photo de famille à la fin de la conférence

Dans certains pays comme ceux du sahel surtout ; la menace terroriste, sévit toujours.  Nous avons eu l’honneur de poser quelques questions, à M. Abdouramane Idrissa, enseignant-chercheur à l’université de Leiden en Hollande et chercheur au Laboratoire d’Etudes et de Recherches sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local, par rapport à l’impact qu’a l’insécurité sur la démocratie au Sahel.

A la question : comment l’insécurité met en cause la viabilité de la démocratie au Sahel ? Abdouramane répond : « pour que les élections marchent, il faut qu’il y ait un consensus non écrit sur le processus électoral, un respect tacite des règles du jeu et un ‘‘gentlemen segrement’’ (accord entre gens bien élevés) ». Selon l’enseignant chercheur, la manière dont la politique est appliquée dans nos pays met en péril l’ambiance que le Niger a pu instaurer dans les années 2000 pour promouvoir le dialogue politique. Et cela nous « fera perdre les gains de la démocratie » a-t-il ajouté.

Lorsque nous avons essayé de savoir en quoi les élections au sahel pouvaient être un mirage alors que pour beaucoup cela est un espoir de consolidation de la démocratie ? Notre interlocuteur répond : « les électeurs ruraux sont isolés et moins armés pour résister et ne peuvent pas faire entendre leur cri de cœur alors que ceux des milieux urbains peuvent sortir et manifester. Cela les rend plus vulnérables à être recrutés par les terroristes car c’est leur manière à eux de se révolter »

A travers ces explications nous espérons qu’on voit plus claire la place de la sécurité dans le jeu démocratique.