Créée à partir de 2013,la base aérienne 101 Niamey est une base aérienne projetée BAP (mise sur pied le temps d’une opération et non-permanente) de l’Armée de l’air française située au Niger(Afrique), sur le même site que l’aéroport international Diori Hamani. Presque six ans après lors d’une visite organisée pour les journalistes nigériens, nous avons  rencontré le colonel Patrice Morand, qui a répondu à nos questions concernant le coût, le fonctionnement et l’utilité de la BAP.

Avions de chasses, drones, aéronefs ; participent tous à cette mission.

A la question de savoir à quels coûts est estimé cette base aérienne, le COMBAP répond : « annuellement, la base injecte environ 10 millions d’euro, à peu près 6 milliards de francs CFA dans l’économie locale. Un budget de fonctionnement qui est essentiellement utilisé dans les entreprises de fonctionnement, et aussi dans la restauration, le nettoyage ». Outre cette somme, c’est environ 350 civils nigériens qui travaillent quotidiennement à la base aérienne.

Mise en place pour appuyer l’Etat Nigérien dans la lutte contre le terrorisme, cette base est à caractère non permanente. « C’est une base qui a été mise en place sur demande des autorités Nigériennes, pour que la France vienne en soutien au Niger dans le domaine de la sécurité ». Cette présence n’est pas à durée infinie. « Si les autorités décident que l’aide n’est plus nécessaire, les militaires français qui sont sur la base quitteront et les locaux et infrastructures construits seront laissés au Niger » a-t-il précisé.

Nous avons également cherché à savoir : quand décide-t-on de faire usage des drones de la base? « La lutte contre les groupes armées terroristes dépend en majeur partie du renseignement. Les terroristes se dissimulent dans la population, ils évitent la confrontation du plus puissant. Donc c’est seulement après renseignement, détection, que l’on décide de faire des frappes tout en faisant extrêmement attention à la population ». Si la vie des populations est une condition sine qua non  d’utilisation des drones, il faut rappeler que les drones disposent de quatre pilotes, qui, à la différence des avions de chasse, sont au sol.

La présence des bases aériennes, fait partie des polémique auxquelles est livrée la France au Niger: une partie de la population est souvent septique sur l’usage de ces drones,  l’on évoque des erreurs éventuelles de frappe qui peuvent porter atteinte à la vie des civils.Sur ce point, le colonel Morand rassure : « …avant de tirer ; on analyse la situation, et on respecte les même règles de tir. Une série de règle d’engagement imposée aux avions de chasse ». S’il y a donc le moindre doute, ils ne tirent pas. 

A noter que pour le moment (juillet 2019), au Niger, les drones français ne sont pas encore armés et n’ont même pas encore de bombe. 

Amis lecteurs du magazine  wa6k.com cette visite de découverte nous a permis de vous faire découvrir cette base aérienne projetée de Niamey.

 

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