Daouda Hamadou, entrepreneur Nigérien présent à l'atelier IEG
Daouda Hamadou, entrepreneur Nigérien présent à l’atelier IEG

Cédric Boubacar expert à expertise France nous explique les contours du concept EIG : Entrepreneur d’Intérêt Général à travers ce cadre : « nous allons tenter de mettre en relation, le public et le privé pour régler des problématiques liées aux administrations ». A travers ce concept, des entrepreneurs d’intérêt général seront envoyés aux seins des administrations publiques pour essayer d’apporter des solutions digitales à des problèmes rencontrés par les agents de l’Etat et aussi des usagers. De l’établissement d’un acte de naissance à la délivrance d’un permis de construire par exemple, les secteurs concernés sont divers.

Le concept EIG, renvoi directement à la mise en place d’une communauté EIG, et c’est ce que Cédric Boubacar nous explique : « une communauté EIG c’est et les acteurs du secteurs publics, les secrétaire, c’est-à-dire les directions de services informatiques, et les entrepreneurs d’intérêt généraux qui peuvent souvent être des start-ups, cela peut être également des individus, des entreprises ou des petites ou moyennes entreprises ». Il complète que « c’est gens constituent la communauté EIG parce qu’ils travaillent ensemble et ont le même but, et l’objectif c’est de régler des problématiques liées à l’administration » et il ajoute : «  avec l’EIG nous voulons avoir des résultats vite et en peu de temps ».

Dans le cadre de la mise en place de ce projet, les entrepreneurs sélectionnés s’engageront à travailler pendant une durée de 10 mois aux seins d’une structure étatique a souligné Cédric Boubacar. Mais dans ce processus, l’Agence Nationale pour la Société de l’Information, joue un rôle important. «L’ANSI joue le rôle de gestionnaire de projet, de coordination, elle a permis de mettre en relation le public et le privé. Au fond il joue un rôle de catalyseur. Et plus loin, l’ANSI s’assurera que l’EIG est bien reçu, elle recevra également des rapports des différents acteurs, elle fera la suivie, le contrôle des projets mises en place » a expliqué Cédric Boubacar .

Les dates de mises en œuvre du projet ne sont pas énoncées par le groupe d’expert mais ils ont assuré que ce serait pour bientôt. La mise en œuvre de ce projet changerait quelques choses dans la vie des populations ? L’expert répond : « La mise en œuvre de ce projet changera toute une vie… les demandes et les délivrances des pièces d’identités (passeport, acte de naissance…) par exemple, seraient plus fiable. L’information sera plus accessible ». 

Pour la réussite de l’initiative Entrepreneur d’Intérêt Général, certains facteurs sont importants. Au niveau des administrations il est a noté : L’implication, la motivation, et la disponibilité des ministères et Directeur de Services Informatiques. Il est commenté par les participants que « les besoins et conditions de motivation des ministères sont relatifs ».

Les profils des acteurs EIGs, le type de collaboration pour que les entrepreneurs soient motivés. Soit une mise en pause, soit des rémunérations via un salaire, la définition des cadres de collaborations entre start-up et entreprise, la définition du statut d’un EIG, pour que ce dernier ne rencontre pas assez de problème lors de son déploiement, le choix des mentors ces agents publics qui portent le projet et guident les EIGs sont entre autres les points abordés lors de ces deux jours d’ateliers.

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