Des élèves de l'école supérieures d'administration de Lomé.
Des élèves de l’école supérieures d’administration de Lomé.

Faire son choix après le Bac ne relève pas du secret des dieux mais d’une prise en compte des besoins réels de son pays.

Le monde du travail a considérablement évolué ces dernières décennies et les jeunes apprenants doivent désormais vivre selon les réalités.

Les récentes mises à jour du monde de travail obligent les jeunes à faire des choix afin d’avoir plus de chance d’être sélectionner par les entreprises. L’employabilité de la jeunesse africaine dépend inéluctablement d’abord de sa carrière scolaire et estudiantine.

En 2018 ; Il est bien normal de voir des étudiants de certaines filières comme la philosophie, le droit ou les langues comme l’anglais chômer après leurs études.

Arrêtez de faire ce que vous aimez et faite ce qui va servir à votre communauté ! ! !

Faire ce qu’on aime ne conduit pas forcément à un succès professionnel ; sinon la plupart des jeunes Africains auraient choisi le football pour avoir des salaires à Neymar ou de la célébrité à POGBA. Mais puisque l’évidence n’y est pas ceux qui ont choisi de faire des études universitaires ou professionnelles doivent faire des choix beaucoup plus audacieux. Des choix  qui répondent à des besoins réels.

Il faut être à l’écoute de sa communauté afin d’orienter sa passion vers ce sens. Car le plus facile serait de choisir ce qu’on aime. Mais le challenge c’est de trouver un emploi et faire carrière dans un secteur.

Si un étudiant prend tout son temps pour faire des études de langues, aujourd’hui la technologie à tout révolutionner avec les outils Google ;et il est difficile de se payer des frais d’un interprète en 2018. Car Google traducteur gère mieux.

Des élèves de l’école supérieures d’administration de Lomé.

Tous les secteurs de travail sont des métiers d’avenir mais la priorité reste …

Chacun peut faire carrière dans un domaine qu’il aime car en l’Afrique est en chantier, la construction, des ponts, des chemins de fer, des barrages hydroélectriques et bien des centrales nucléaires nécessite des bras. Au sahel ce défi est au cœur des préoccupations des dirigeants politiques. Dans un article du 05 Février publié sur le site nigérien.\Desktop\Niamey et les 2 jours.docx ;  il a été rapporté « La décision de construire le chemin de fer « Trans-sahélien », a été prise en novembre 2015 durant le second sommet des chefs d’Etat du G5 Sahel à N’djaména au Tchad. Il s’agit de construire une ligne ferroviaire longue de 6 000 km et qui reliera les villes de Nouakchott – Bamako – Ouagadougou – Niamey – N’djaména. Le but est de faire du G5 Sahel, un espace d’intégration, de solidarité et de mutualisation des efforts pour le développement. »

Alors le nouveau bachelier doit plus ou moins orienter ses ambitions dans ces directives.

En 2018 le Niger à lui seul compte une population de plus de 22 439 694 selon le http://countrymeters.info/fr/Niger . Alors pour que cette masse humaine puisse survivre ; il faut des moyens sur les secteurs primaires comme la santé, l’éducation, et surtout l’agroalimentaire.

La sécurité est une priorité pour la survie de nos rêves.

Les nouveaux bacheliers des pays Africain en générale et des pays sahéliens en particuliers doivent mettre leurs égos de rêves de mannequins, footballeurs, astrophysiciens ou quoi d’autres de côtés. Il est urgent que la sécurité revienne dans le monde et surtout au sahel. Les rêves que nous poursuivons ne serviront à rien sans une stabilité durable. Alors que les uns et les autres orientent leurs recherches sur les solutions de sécuriser nos Etats, nos institutions, nos communautés. Cette notion de sécurité est relatif dans plusieurs domaines comme l’alimentaire, le civil et aussi le militaire. La technologie pourrait servir énormément dans ce secteur.

L’engagement et le refus de la facilité

L’avenir des étudiants dépend de leurs engagements et de leurs choix .Il doivent refuser la facilité et travailler avec acharnement pour que leurs talents servent à la construction de la nation. Le choix le plus facile n’amènera pas forcément au bon port.

Olivier ASSOGBAVI