NADIRATOU SANI IBRAHIMA

L’autre image de la Femme Nigérienne Comment souhaiteriez-vous vous présenter à nos lecteurs du Niger et d’ailleurs ? Je tiens tout d’abord à vous remercier pour l’honneur que vous me faites de pouvoir m’exprimer à travers votre magazine.Tout d’abord je suis NADIRATOU SANI IBRAHIMA.Active dans le domaine je créée en 2016 deux associations de Jeunes :leClub leadership and Management for développement ( Leam4dev) et le Réseau Nigériens des Jeunes Ambassadeurs du Dividende Démographique (RENJADD) avec pour objectif de créer une jeunesse responsable et engagée. Parlez-nous de votre parcours? Je suis née un 24 Janvier 1992 dans la région de Maradi au Niger ; en 2003 j’obtenu mon premier diplôme qu’est le CFEPD le Certificat de Fin d’Etudes du Premier Degré à l’école mission de Maradi. Neuf ans après je finis le troisième cycle scolaire avec un diplôme de Baccalauréat série Scientifique au complexe scolaire privé Fogasso de Maradi. Passionnée par la technologie et la communication, en 2014 j’ai obtenu mon diplôme de Technicien Supérieur option technico-commerciale à l’Ecole Supérieure Multinationale des Télécommunications de Dakar et ensuite une Licence en Marketing des services télécoms et TIC à l’école Supérieure des Télécommunications (E.S.T Niger) en 2015. Toujours dans le cadre des études, là je prépare mon Master en Management des entreprises à l’institut international de management (IIM) du Niger. Qu’est-ce qui justifient vos choix associatifs et professionnels? La jeunesse Nigérienne est l’une des plus ambitieuse et talentueuse. Elle a besoin d’un leadership inspirant et un cadre adéquat pour faire valoir ses nombreux talents. Seuls nous ne pouvons pas relever ses défis, l’apport et l’avis de tout un chacun est nécessaire. Et aussi notre force sera notre diversité culturelle, ethnique et sociale. C’est la raison pour laquelle la vie associative m’est très utile et précieuse.
Sur le plan professionnel, la communication pour moi est l’oxygène de l’entreprise. Chaque années de milliers d’entreprises naissent mais force est de constater que près de 60% meurent par cause divers mais ayant pour base une mauvaise communication. Face à l’envie grandissante de l’Afrique à s’industrialiser la première de nécessité pour nos entreprises est de contrôler leur communication. L’Afrique doit bâtir un empire médiatique qui fait sa promotion. Quelles relations avez-vous développé en cette année finissante? L’année 2017 a été pour moi une année d’ouverture et de rencontre internationale. Mais voyages à Lomé, en Turquie dans le Compte du programme WALLY FOR FUTURE de l’Etat Turque où j’étais la seule Nigérienne aux cotés des jeunes de divers Nationalités. Et tout récemment la participation au sommet des Jeunes de la CEDEAO en Novembre 2017 en Côte d’Ivoire. Avez-vous des acquis ? Des acquis j’en ai eu au-delà de mes attentes, chaque déplacement pour moi était une occasion de représenter le Niger et de faire valoir nos talents. Pour montrer aux yeux du monde que le Niger est un acteur clé sur qui on peut compter dans la construction d’un avenir meilleur à chaque conférence, séminaire, et atelier nous faisons de notre mieux à travers divers contribution.C’est dans cet ordre d’idée que nous avons bataillé dure pour se voir accorder l’organisation du Quatrième sommet des Jeunes de la CEDEAO en Mars Prochain à Niamey au Niger. Quel est votre prochain défi ? Pour moi chaque jour est un défi et l’Homme noire est condamné à rattraper ce retard qu’il n’a sur personne mais sur lui-même. J’ai assez de projet mais l’important pour moi est de veiller à ce que ce que j’ai déjà entamé sois poursuivi. Alors c’est la raison pour laquelle je reconduis mes projets de l’année passée, et plaise à Dieu cette nouvelle année sera une suite logique des antécédents. La Nouveauté sera l’organisation du Quatrième sommet des Jeunes de la CEDEAO. Que Représente le Niger pour vous ? Le Niger loin d’être pour moi la terre
d’origine représente à mes yeux une fierté, et aussi une Bénédiction. Je me réjouis d’être Nigérienne. Mais aux regards des défis qui nous attendent, je suis saisie d’effroi et de stupeur ; mais loin de me décourager, ses défis nous galvanisent et nous donnent vraiment la force d’aller de l’avant. C’est l’occasion pour moi de remercier les autorités Nigériennes et les partenaires au développement du Niger de nous avoir facilité les démarches administratives. Quelle est votre projet Phare pour relancer votre secteur au Niger ? Le Niger est confronté à ce problème crucial qu’est l’analphabétisme. Pour moi relever le défi de l’éducation et l’accès aux services pédagogiques par tous est la voie royale pour le développement du Niger. Force est de constater que le Niger se trouve parmi les tristes célèbres pays où le Mariage Précoce est d’une réalité effective ; alors mon projet Phare ira dans ce sens pour aider ses milliers de filles des milieux ruraux à avoir une vie saine et épanouie ; c’est exactement ce qui justifie mes engagements associatives. Comment comptez-vous promouvoir Le Leadership féminin au Niger ? On ne nait pas leaders ; mais on le devient. C’est en ces termes que j’affiche mon engagement et ma disponibilité a celles et ceux qui veulent évidemment devenir Leader. Mais d’ores et déjà en 2017 j’ai eu a organisé grâce à mon association plusieurs activités de formation dont l’un fut celle de la région de Zinder à l’endroit des députés JUNIORS. Quels conseils Pour les jeunes Nigériennes et Nigériens? Réussir est un choix de vie, qu’il faut adopter. Le développement d’une Nation dépend de la qualité de vie de ses habitants. Si nous aimons le Niger travaillons pour son émergence. Chacun de nous à la lourde tâche de réussir, que les plus forts aident les moins forts et comme les cinq doigts de la main œuvrons pour un Niger meilleur. Un mot pour l’équipe WASSIKA ? WASSIKA (rire),force et santé aux rédacteurs et lecteurs. Merci de m’avoir donner la parole que Dieu vous bénisse et vous inspire.
Entretien réalisé par LETRANKIL