Si le travail du journaliste consiste à collecter, traiter et diffuser l’information son devoir autre est de former d’éduquer et d’informer. Pour cela, il se doit d’être critique et pertinent.

Les problèmes de l’Afrique ont commencés à partir des années 90. Et, depuis la tendance n’a fait que s’aggraver. Elle connaîtra une situation aggravante avec la crise économique mondiale. En plus de cette préoccupation, l’équation de l’insécurité va s’imposer dans la plupart des pays avec la monté du djihadisme. Que va devenir l’Afrique dont une grande de sa population est jeune?
C’est un secret de polichinelle que de dire que le problème de l’Afrique est dû à une mauvaise gouvernance. Or, le continent regorge de potentialité capable de l’arrimer au train du développement. Les jeunes sont mises aux bancs dans la gestion de l’affaire publique et s’éloigne peu à peu de leurs devoirs. Car il est facile de se perdre quand on n’a pas la boussole. Nous devons admettre qu’aujourd’hui il est vraiment urgent que les problèmes Africains trouvent des solutions Africaines. La solidarité des Nations Noires est une obligation et une nécessité. L’Afrique a besoin d’initiative beaucoup plus engagé et de cadre de réflexion idéale. La route du développement est parsemé de plusieurs difficultés parmi lesquelles la corruption, la mauvaise gouvernance et bien d’autres maux. Cependant le train est en marche vers une destination certaine qu’est un avenir meilleur.
Le leader du monde libre qu’est Donald Trump clame haut et fort AMERICA FIRST. Ce qui urge de chercher comment aboutir à une AFRICA FIRST. Les défis sont certes nombreux mais une stratégie efficace peut toutefois nous sauver des menaces géopolitiques. Une analyse vaste sur la situation socio-économique de nos pays Africains nous interpelle et nous place dans un arrière-plan défavorable. Nous devons à cet effet fédérer les forces pour aboutir à l’aboutissement d’une solution durable.
Le Mois de JANVIER 2018 est marqué par le 48ème prestigieux sommet de Davos.
C’est quoi Davos ? Quel Rapport avec l’Afrique ? Pourquoi l’urgence d’une Davos Africaine ?
Davos :De quoi s’agit’il ?
Le terme vous parait banal, mais c’est en effet une ville Suisse qui abrite chaque année des investisseurs économiques et les patrons des diplomaties afin d’une concertation constructive. On peut le désigner comme la Conférence de Berlin de l’Afrique sauf que à Davos il n’est pas question du partage de l’Afrique mais beaucoup plus de comment partager le marché Africain. Car l’Afrique présentée comme le continent de l’avenir, le plus grand mondial est représenté juste par deux pays : Le Rwanda et l’Afrique du Sud. « Davos », c’est quoi exactement ? Qui est invité ? Et pour faire quoi ? C’est cette question qui m’amène à découvrir cette brillante imagination réalisée par le très brillant occident. Davos, c’est devenu un raccourci pour désigner le Forum économique mondial qui se tient chaque année fin janvier dans cette station de ski huppée, nichée dans les Alpes suisses. Conçu en 1971 par le professeur d’économie allemand Klaus Schwab comme un lieu d’échanges entre hommes d’affaires européens et américains, ce 48e forum s’est mué en grand rendez-vous de l’élite mondiale. Chaque année, quelque 3000 participants – grands patrons, responsables politiques, intellectuels, militants de l’environnement ou des droits de la personne, artistes – y débattent, parfois interpellés par des contestataires.A ce rendez-vous les patrons du monde politique promettent à leurs collaborateurs financiers des réformes qui leurs seront favorables. Chacun vient pour se faire de bonnes affaires surtout pour exprimer son opinion vis-à-vis des réalités économiques de l’autre. A Davos il est question d’investissement et de coopération. Il est question des valeurs monétaires et des marchés financiers. Parmi les quelques 70 chefs d’État et de gouvernement présents à l’édition 2018, le premier ministre indien Narendra Modi à ouvert le bal le mardi 23 Janvier 2018. Des dirigeants européens de premier plan était au rendez-vous : le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, la première ministre britannique Theresa May et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni. L’Afrique fut représentée notamment par le successeur de Robert Mugabe au Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, ou le nouveau président du Congrès national africain (ANC), le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa. Côté Amérique latine, les présidents brésiliens Michel Temer et argentin Mauricio Macri ont fait le déplacement. Des intellectuels, tels l’écrivain israélien Yuval Noah Harari, auteur du célèbre Sapiens, ou le psychologue canadien Steven Pinker, apporteront leur contribution aux débats, de même que la lauréate pakistanaise du prix Nobel de la paix Malala Yousafzai. La vedette britannique Elton John, la comédienne australienne Cate Blanchett ou l’acteur bollywoodien Shah Rukh Khan y étaient aussi. Enfin, la participation vendredi de Donald Trump, la première d’un président américain depuis celle de Bill Clinton en 2000, a fait sensation. Mais la plus grande émotion fût la déclaration de la soi-disant salutation chaleureuse à l’endroit des pays Africains et la rencontre avec Paul Kagamé le président en exercice de l’Union Africaine.
Si, la diplomatie Africaine a été plus ou moins représentée, il faut noter un quasi absence de la société Africaine. Aucun écrivain, cinéaste, ou journaliste Africain n’a été invité à Davos. En faite ce n’est pas par complaisance ou par exigence que ces choix ont été effectué pour la participation au somment de Davos, mais par intérêt et mérite. Il faut que la société civile Africaine s’illustre actuellement dans une bataille de décolonisation mentale, ce qui l’exclue automatiquement du sommet de Davos. En plus la société civile Africaine n’a pas la carrure et ne fait pas le poids du moins sur le plan économique et financier pour participer à davos.
Davos nous est hostile parce que là se décide notre sort comme autrefois à Berlin. Le manque d’un cadre de réflexion périodique de la société civile Africaine nous prédispose d’abord à une exclusion au sommet de Davos. Kemi seba (Bénin); Jaurès Sogbossi (Bénin) Claudi Siar (Antilles et Caraïbe), Claude Wilfried Ekanga (Cameroun),Yemi De Souza (Togo),Farida Nabouraima (Togo) ,Eli KAMANO (Guinnée) et bien ces multiples têtes pensantes que je n’ai pas le mérite de connaître toutes, pourront se réunir quelque part à DAKAR, LOME, Rabat, où dans un endroit un peu plus chaud sur le contient pour réfléchir et adopter une technique de stratégie de lutte. Car en effet ce qui manque à l’Afrique dans ce monde d’enjeux géopolitique importants est la stratégie.
Seul les idées changent le monde, le professeur d’économie allemand Klaus Schwab a pensé DAVOS comme lieu d’échanges entre hommes d’affaires européens et américains. Moi je pense Zinder (Un exemple) comme un centre d’échange et de défense des intérêts africains, surtout un cadre de réflexion et d’échanges entre les penseurs et les décideurs, une tribune de promesse entre investisseur et politique, un lieu d’échanges et de proposition de plan d’action des sociétés civiles et des activistes aux chefs d’Etat. Dans l’urgence d’une action réaliste et concrète comme Davos le fait depuis 48 ans, l’Afrique a besoin d’un cadre de réflexion un cadre où les décideurs, les investisseurs et les inventeurs décident de l’avenir du sort du peuple. Un cadre où il sera question de sécurité, emploi, pauvreté.
De quoi étaient fait les débats à Davos ?
Des séances de méditation du petit matin aux cocktails de fin de soirée, en passant par les séminaires et projections, les journées s’annonçaient bien remplis. Friands des thèmes consensuels, les participants ont planché cette année sur le thème : « Construire un avenir commun dans un monde fracturé ». Certains se sont planchés sur la « Quatrième révolution industrielle » et l’avenir du travail face à l’intelligence artificielle et l’automatisation. D’autres on également débattu des enjeux géostratégiques à l’heure du Brexit, des risques financiers, de la sécurité alimentaire ou de la mobilisation face aux épidémies. Sensibles au vent de protestation mondial porté par le mouvement #MeToo, il eu lieu plusieurs séminaires sur l’égalité homme – femme. Mais, il faut le noter, à Davos seulement un cinquième de l’effectif est composé de femme. Également au programme, la lutte contre le réchauffement climatique avec une projection d’un nouveau documentaire de l’Américain Al Gore An Inconvenient Sequel : Truth to Power. En résumé, les enjeux d’actualités ont été débattus.
L’essentiel n’est pas ce qu’on a fait de nous ; mais c’est ce que nous faisons de ce qu’on a fait de nous. En attendant la naissance d’un nouveau Davos. Je continue la Wassikatistaion de l’Afrique.

Olivier ASSOGBAVI