A l’initiative de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), de l’Agence  française de développement (AFD) et du Secrétariat général du Sommet Finance en Commun, les banques  et institutions de financement du développement opérant dans la région Afrique de l’Ouest ont été réunies  à l’occasion d’un workshop virtuel.  

L’atelier, tenu autour du thème « Les banques de développement face à la crise : réponse contracyclique  et relance durable », intervient en prélude au premier sommet mondial réunissant les Banques Publiques  de Développement, prévu du 10 au 12 novembre 2020 à Paris, et organisé en partenariat avec le Forum  de Paris sur la Paix.  

Le pré-sommet de ce 22 octobre constitue un rendez-vous important dans le contexte particulier post  Covid-19. Il visait à identifier les principaux sujets d’intérêt, les attentes et propositions concernant le rôle  des banques de développement et d’envisager les évolutions souhaitables. Il aura notamment permis  de mettre en évidence la capacité d’action contracyclique des banques de développement en période de  crises (comme celle de la COVID-19) et de définir la banque de développement de demain, qui pourra  accompagner les transitions écologiques et sociales de nos sociétés. Les conclusions serviront  d’apports essentiels pour le Sommet Finance en Commun.  

Outre les représentants et partenaires de la BOAD et de l’AFD opérant en Afrique de l’Ouest, l’atelier a  réuni des parties prenantes clés : les ministères des finances de plusieurs pays de la région, la Banque  Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Association des Institutions Africaines de Financement  de Développement (AIAFD), la Commission de l’ UEMOA et des banques publiques de développement  telles que la Banque d’Investissement et de Développement de CEDEAO (BIDC) et la Banque Nationale  pour le Développement Economique (BNDE) du Sénégal.  

« Ce pré-sommet est un moment important pour nous. Il offre à la région ouest-africaine une tribune pour  alimenter la réflexion autour d’un mouvement de « finance en commun » dont l’objectif majeur est  d’embarquer tous les acteurs de la finance vers des investissements compatibles avec la lutte contre le  dérèglement climatique, les inégalités et plus généralement les Objectifs de développement durable (ODD).  L’Afrique de l’Ouest et les banques publiques de développement de la région, qui affichent un dynamisme  certain, sont justement très attendues au Sommet Finance en Commun de novembre prochain. D’autant  qu’elles ont l’expérience de réponses contracycliques réussies notamment face aux crises alimentaires et  énergétiques des années 2000. » Rémy Rioux, Directeur général de l’Agence française de développement  (AFD) et Président de l’International Development Finance Club (IDFC)

« Je voudrais saisir l’occasion de cette tribune pour appeler au renforcement de l’additionnalité et de la  complémentarité entre nos institutions nationales et régionales qui semblent plutôt se concurrencer dans  nos aires géographiques de compétence. » Serge Ekué, Président de la Banque Ouest Africaine de  Développement (BOAD)