Caisse d'ail/ Reca-Niger
Caisse d’ail/ Reca-Niger

Informer sur les produits présents sur nos marchés n’est pas une action de promotion pour les produits importés mais de sensibilisation des consommateurs en espérant qu’ils orientent leurs achats vers les produits locaux : aujourd’hui nous parlons de l’ail et de la tomate.

Rêvons… l’ail chinois n’arrivent plus en Afrique de l’Ouest, le prix augmente, les producteurs sont contents, les consommateurs non. Au Niger,  les producteurs augmentent leur production et les prix diminuent, plus de revenus, plus d’emplois, surtout dans des régions comme celles d’Agadez et Tahoua. L’ail chinois doit bien parcourir au moins 15.000 km pour arriver à Niamey. Cela ne doit pas faire une bonne « empreinte carbone » pour la planète.

Acheter local serait plus bénéfique.

Malgré la fermeture des frontières, l’ail chinois reste présent sur le marché. Selon un commerçant, l’ail chinois arrive du Burkina Faso. Le carton contient 10 kg d’ail. Le kilo est vendu à 2.000 F . Il explique que « l’ail chinois est surtout apprécié par les « étrangers » car les Nigériens préfèrent l’ail local ».  A notre avis les restaurateurs doivent aussi acheter de l’ail chinois car les gousses (ou caïeux) sont beaucoup plus grosses, donc un gain de temps lors de l’épluchage. La tia de 2,5 kg d’ail local se vend 2.250 F donc moins cher que l’ail chinois. Si le Niger importe de l’ail, l’ail local (Agadez et Tahoua) est aussi exporté vers le Burkina et le Nigeria. Quantité d’ail consommée, quantité produite et quantité importée, nous n’avons pas d’informations, encore un point de travail à creuser.

Le prix de la tomate continu son ascension, le carton de 30 kg est passé de 13.000 F,  la semaine dernière à 22.000 F cette semaine. La tomate nigérienne a été rejointe sur le marché de Djémadjé par la tomate marocaine dont le casier de 15 kg coûte 10.000 F en prix d’en gros.

Fanta Mady Cissé Safiatou.

(Source: Reca Niger)