Le coronavirus qui a vu ses débuts en chine, en fin décembre 2019 dans la région de Wuhan, est aujourd’hui devenu une pandémie qui sévit dans presque tous les pays du monde. Le Niger ne fait pas exception avec son premier cas enregistré le 19 mars 2020 à Niamey et depuis lors, les chiffres n’ont pas cessé de grimper.

Gestion de la pandémie

Ce qui a conduit la région dans un confinement partiel à la demande du gouvernement, et un couvre-feu de 19h à 6h du matin a été instauré, conduisant à une suspension de toute activité qui réunirait plus de 50 personnes (mosquée ; église, mariage ; séminaire et autres).

Sachant qu’une majorité de la population vit au jour le jour, dans notre émission 20survingt, nous avions voulu savoir comment la population, pourrait s’adapter ? Dans un pays comme le Niger, comment la technologie pourrait aider dans la lutte contre la propagation du COVID 19 ? Comment fonctionne le site internet coronavirus.ne ? Et à ces questions, docteur Djamila Ferdjani une des médecins qui appuie l’initiative; nous donne des détails. D’abord elle précise que « l’appréciation de ce confinement dépend du travail de chacun …pour ceux qui vivent au jour le jour cette situation est quand même difficile ». Et d’ajouter : « j’ai une grande pensée pour eux parce que je me dis si le confinement devient obligatoire cela serait très difficile ».

A l’idée de la mise en place d’un site internet pour informer les populations, Dr Djamila Ferdjani estime que « les médecins doivent répondre à toute les questions que la population se pose, beaucoup de gens sont inquiets, sont angoissés … ils cherchent des réponses sures à leurs angoissent » alors ce site a été créé pour permettre à chacun de suivre en temps réel l’évolution de cette maladie du coronavirus.

Au Niger peut-on craindre un scénario Italien?

Quant à la question de l’évolution rapide du virus comme en Europe, le docteur reste sceptique sur le fait que ça soit pareil au Niger. Mais elle propose des alternatives qui peut se faire si les moyens financiers le permettent comme à Hong Kong, au japon ou en Corée pour limiter la propagation du COVID-19 : le dépistage massif des populations sans attendre que les cas se présentent.

Le couvre-feu une solution pour endiguer le COVID-19 ?

Selon Dr Djamila Ferdjani « Le couvre-feu, même s’il ne fait l’unanimité chez les jeunes, il faut comprendre que c’est pour réduire le temps de contamination ». A Niamey, les jeunes s’adaptent avec les couvre-feu, et la police veille à un respect strict.

Comment les artistes hip-hop vivent un couvre-feu ? AKEEM le pan B se confie.

Avec ce couvre-feu, les travailleurs culturels notamment ceux qui vivent de show case sont les plus touché c’est le cas de l’artiste chanteur AKEEM qui voit ces 7 à 8 prestations reportées pour une date ultérieure ou si la situation s’aggrave voir même leur annulation nous l’avons eu par téléphone : « là où cela nous blesse il y a plus de gombo (plus d’affaire) » selon l’artiste, si des économies n’ont pas été prévue cette situation serait invivable.

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